Mardi 17 décembre 2019 - 16:30

La protection des candidats, le poil à gratter des patrons !

La période qui précède les élections sociales est synonyme d’effervescence et de mobilisation pour les organisations syndicales. Mais qu’en est-il du côté patronal ? On s’en doute, c’est une période dont ils ne raffolent pas et dont ils se passeraient volontiers, d’autant plus qu’elle est souvent synonyme pour eux de tracasseries en tout genre.

En tête du hit-parade de ce qui embête le plus les patrons, la palme revient à la protection des candidats. Or, cette protection est un élément indispensable car sans elle,  aucun candidat ne pourrait mener une campagne en toute sérénité. D’autant plus que cette protection le couvre durant quatre ans, qu’il soit élu ou pas, et deux ans s’il n’est pas élu deux fois de suite.

Trouver la faille 

Ce n’est pas nouveau, mais le phénomène sera certainement amplifié cette fois-ci, pour contourner la législation ou trouver la faille, les patrons se font aider par les secrétariats sociaux. Ceux-ci ne sont pas avares en ‘précieux conseils’. Parmi ceux-ci, il y en a un qui nous fait particulièrement bondir et qui en dit long sur la crainte qu’ont les employeurs de la protection des candidats.

En effet, ils indiquent sans détour que si un employeur a l’intention de se débarrasser d’un travailleur, il doit le faire impérativement avant le Nouvel An. Les arguments avancés sont déconcertants. En effet, ils expliquent que vu que la période de protection commence entre le 12 et le 25 janvier, mais que la divulgation des noms des candidats n’est effective qu’entre le 17 et le 30 mars 2020, il y a là une période de 65 jours durant laquelle les employeurs risquent, sans le savoir, de licencier un travailleur protégé. Ce qui coûterait bien évidemment plus cher.

Pour la Centrale Générale – FGTB,  cela renforce encore notre détermination à défendre le statut du candidat et du délégué. Sans ces garde-fous, c’est tout le travail syndical qui serait mis en péril, et cela, quoi qu’en disent les patrons, le gouvernement et certains détracteurs, c’est hors de question. Voilà pourquoi les travailleurs ont besoin de la FGTB, plus que jamais.